Février 2013 : le retour des Benelux
La remise sur pied d'un semblant de service entre les deux capitales intervient dans un contexte d'urgence et de pres-sion politico-médiatiques intenses. A partir du 18 février 2013, après un mois sans aucune liaison, le service réap-paraît sous forme de deux aller-retours quotidiens, un le matin, un second le soir. Mais Amsterdam n'est plus atteint en raison du basculement des anciens sillons du train Benelux à un nouveau service intérieur : le Benelux est alors limité à Den-Haag Hollans Spoor. 

Côté matériel, il fût repris le schéma en vigueur depuis 1957 : les locomotives fournies par les belges, les voitures par les hollandais. La SNCB, qui avait transféré ses locomotives « 28 » vers sa filiale B-Logistics a dû les reprendre dare-dare. Il s’agissait des 2835, 2836, 2838, 2839 et 2840. Il a donc fallu suppléer la filiale fret en relouant auprès d’Alpha Trains les 29 rendues au mois de décembre 2012 : les BR 186 346 à 350, renumérotée 2901 à 2905. On mesure ici la souplesse dont peut faire preuve une société de leasing dans le domaine de l’urgence… 

Le 11 mars 2013, la cadence passa à un train toutes les deux heures, soit une offre de 8 allers-retours quotidiens selon le même schéma origine-destination. En octobre, le service passa à dix allers-retours puis finalement grimpa à 12 relations quotidiennes dès le nouvel horaire annuel du 15 décembre 2013. 

Le schéma futur prévoit le retour de la destination Amsterdam via Schipol, à l’horaire de décembre 2014, avec cette fois 16 allers-retours, ce qui nous ramène à un vrai service cadencé à l’heure. Mais surtout, il passera par la L25N, le Diabolo et l’aéroport de Bruxelles-National, ce qui est une réelle nouveauté : le train Benelux reliera ainsi deux aéroports internationaux. En 2017, ces relations Benelux transiteront par la HSL-Zuid hollandaise, évitant  ainsi Den-Haag, tenue  à l’écart  de la

Ci-dessus le tout premier retour des ex-trains Benelux, en provenance d'Amsterdam (Bruxelles-Midi, le 18 février 2013 - photo Mediarail.be)

grande vitesse hollandaise. C’est pour cette raison que la municipalité avait demandé une offre pour un service de base avec Anvers et Bruxelles : une première compatible avec les textes européens, mais qui n'aura finalement pas lieu dans l'immédiat, en dépit du choix d'Arriva – une filiale de la DBAG. 

L'époque "Fyra" fût ainsi très courte, et le train Benelux revînt seul sous la fade dénomination d'Inter-City. Seuls Thalys, et bientôt Eurostar, représentent dorénavant la grande vitesse vers les Pays-Bas. Une nouvelle époque débute...