Bombardier locomotives - plateforme Octeon (ADtranz) BR145 DBAG                                                                                       
Nouveau concept
En mars 1998, ADtranz présentait à une conférence de presse à Oslo le lancement d'une nouvelle stratégie industrielle basée sur des plateformes de production : Innovia - peoplemovers; Incentro - tram; Movia - métros; Itino – trains régionaux; Crusaris – voitures voyageurs; Blue Tiger - locomotive diesel et enfin Octeon - locomotives électriques. Concernant ces dernières, Octeon était une plateforme modulaire de produits couvrant toutes les applications basées sur des composants, des modules et des interfaces standards. Les facteurs les plus importants pris en considération étaient la tension de la caténaire, l’écartement de la voie, les systèmes de signalisation et de sécurité, les installations en cabine du conducteur, l’accouplage, la résistance de la voie, la distorsion de la caténaire, etc. S’y ajoutait les exigences du type de service (voyageurs, fret ou voyageurs à vitesse élevée), ainsi que les réponses techniques aux conditions de fonctionnement tels que le terrain, le climat, l’empoussièrement, etc. L’approche d’ADtranz à ces défis était de construire la locomotive désirée par le client, au départ d'un concept de locomotive unifiée via un modèle standardisé, avec composants et assemblage éprouvés. Un accent particulier a été mis sur les coûts de maintenance et de cycle de vie. Octeon entérine définitivement le concept d’usine dédiée, et le principal site d'Adtranz de l’ex-AEG à Hennigsdorf fût alors transféré à Kassel.

1998 - La BR 145
La BR 145 fût conçue pour des services fret moyens destinés à Railion et quelques privés. 103 machines furent construites au total, se répartissant comme suit :
La 145 025-3 à l'époque de Railion, vue ici à Rostock Seehafen le 25 janvier 2008 (photo de Wolfro54 via flickr licence BY-NC-ND 2.0)
80
5
5
1
6
6
Si la DB a utilisé la désignation 145 pour ses machines, les lettres C et L le furent pour le terme CargoLok. De son côté, la Suisse a préféré conserver la numérotation propre des CFF/SBB même dans le cas de la société privée MThB, aujourd’hui disparue.